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sur la versant nord de la Dent d’Oche, les bourrasques
du vent ont sculpté de fins damiers sur la pente gelée.

saisissant de force et d’éternité. Nous passons de
longues minutes à écouter craquer les séracs
gigantesques dont le sort tragique consiste à glisser
irrémédiablement et disparaître dans la mer.

de la pointe Traversière, au départ du refuge
Mario Bezzi, réserve parfois de beaux
spectacles, pour nous passer le temps.

s’est formée au bord de notre trace. Ce col donne accès
aux champs de neige d’Avoriaz. Cette accumulation illustre
bien les batailles que se livrent les éléments pour captiver
notre regard.

au col d’Ugeon. Elle s’est arrêtée lentement dans la pente,
telle une coulée de lave pétrifiée.
Une fine couche ne neige fraîche
en adoucit son aspect brutal, incontrôlable.

qui barrent l’accès du Mont Cevedale, illustrent bien
la fragilité de la condition humaine.

la moitié des réserves de lithium exploitable de la planète.
Les derniers rayons du soleil accrochent les structures
pentagonales formées par l’évaporation. Le sol nous
apparaît alors quadrillé par la main invisible qui ordonne
toute chose en ce monde.


les innombrables sommets de cette partie de la chaine
himalayenne. On se plait alors à y tracer des itinéraires
improbables, et les survoler, comme portés par un rêve.

Le plateau des Moises a revêtu son manteau blanc.
Un skieur poursuit son destin dans le décor sibérien,
digne d’une séquence filmée de ‘Docteur Jivago’

Sous la lumière aveuglante de midi, les traces des skieurs
dessinent des arabesques sur les dernières pentes
de la combe Marto.

Confortablement installés sur les pierres de soutènement du refuge
des Bouquetins, nous laissons nos pensées et nos regards
vagabonder sur les sommets proches. La pointe d’Oren flotte
sur les neiges du col de l’Evêque. Sa fine arête nord partage
le flux montant des brouillards, telle l’étrave d’un bateau.

Début septembre, 7h45. Le soleil émerge de l’horizon,
inonde de lumière les 2 sommets emblématiques du Chablais.
Le site a été classé par décret ministériel en date du 7 août 2013
en raison de son caractère pittoresque, au sens de l’article L.341-1
du code de l’environnement.

Les pentes ouest de la pointe de Chesery se couvrent
de givre et nous offrent un décor digne des meilleures
illustrations de notre ami Samivel.

Après avoir poussés nos skis jusqu’au sommet,
nous observons la descente qui nous attend en
face nord. La fine arête sommitale pointe vers
le bas, pile sur le refuge Valot et le Dôme du Goûter.
Il ne faut pas trainer. Ludo, le gardien des Grands Mulets,
sert la soupe à 18h.

Nous sommes montés à skis depuis le lac de Tanay
Avant de basculer sur le versant sud, des bourrasques
soudaines et glacées nous font baisser la tête.

Sur l’arête Bel-Air, une grosse corniche de neige, bien tourmentée,
nous interroge. Finalement, on va arrêter les frais ici. Après avoir
traversé toutes les Alpes à skis au fil des ans, ça serait idiot de se
faire piéger ici, dans notre jardin.

Traversée Chamonix Zermatt.
Il fait un froid de gueux.
On est pas grand chose.

Au lever du soleil, alors que nous dormons sur nos skis en
montant au Piz Pallü, les premières lumières nous laissent
entrevoir ce qui nous attendra demain.
Ce qui fut fait.

Qui a foulé en premier le célèbre sommet, le 8 août 1786,à 18h23,
Balmat, finalement, avoua le 18 octobre suivant :
« Nous étions près de la sommité de la montagne ; je tirai sur la
gauche pour éviter une pente de neige rapide que le dit M. Paccard
franchit avec courage pour parvenir droit à la cime du Mont Blanc.
Le contour que je fis me retarda un peu, et je fus obligé de courir
pour être presque aussitôt que lui à la dite cime »

Du refuge des Grands Mulets, nous suivons des yeux deux skieurs qui remontent sur le Dôme du Goûter, à la tombée du jour. La lumière violante du contre-jour dessine une estampe chamoniarde sur la pellicule photo.

Un jour glorieux se meurt sur le Léman et les sommets du Chablais. Une bise tournoyante secoue les hautes-herbes d’automne dans tous les sens. Il est temps de remonter le col de la veste et de rejoindre le col de Neuvaz-Dessus. Verrons-nous la trace du loup dans les travers boueux ?

Le dérèglement climatique modifie rapidement l’aspect des glaciers. Ce qui nous apparaissait autrefois comme des pentes accueillantes et propices à de belles traces à skis, se transforme en toboggan glacé. L’arrivée au col de Valpelline va cependant nous réserver cette vue magique sur le Cervin et la Dent d’Hérens, point d’orgue de la traversée Chamonix-Zermatt.

Les vents tourbillonnants ont façonné des gigantesques vagues et sculpté la couche neigeuse
telle la hache à équarrir sur le flanc d’une belle plante. C’est l’heure où les premiers rayons du soleil viennent réchauffer nos membres gelés et endormis, où l’on n’entend que le raclement des couteaux sur la trace gelée, et l’horizon se cantonner à l’extrémité des spatules, au bout de corde qui effleure la trace, et les talons du compagnon de route.
Pour le moment.

Les rayons rasants du soleil levant créent des dégradés saisissants sur tous les sommets
des Alpes suisses orientales. Telle une mer démontée, les vagues successives formées par les montagnes, cols, vallées profondes, s’éclaircissent au fur et à mesure que le regard monte vers l’horizon et la lumière.
